Journal d’un scénario de Fabrice Caro
Explorons l’univers littéraire de Fabrice Caro, alias Fabcaro, un auteur prolifique connu pour son humour absurde et ses récits satiriques. Après notamment Zaï zaï zaï zaï et Le Discours, j’ai lu son roman Journal d’un scénario.
Journal d’un scénario met en scène Boris, un scénariste dont le projet de film, Les servitudes silencieuses, est progressivement dénaturé par les exigences commerciales. Le roman explore les tensions entre vision artistique et réalité économique, tout en offrant une réflexion sur les compromis et les désillusions.
Fabrice Caro, sous le pseudonyme de Fabcaro, est un auteur de bandes dessinées, romancier, scénariste et musicien. Son style unique, mêlant humour noir et satire sociale, a conquis un large public. Ses œuvres explorent souvent les travers de la société contemporaine avec une touche d’autodérision.
Œuvres notables
- Zaï zaï zaï zaï : Une bande dessinée qui raconte l’histoire d’un homme en fuite après avoir oublié sa carte de fidélité au supermarché. Cette œuvre est une critique sociale déguisée en comédie absurde.
- Le Discours : Un roman qui plonge dans les pensées d’un homme devant faire un discours lors d’un dîner de famille, tout en réfléchissant à sa relation amoureuse.
Journal d’un scénario est une lecture incontournable pour les amateurs de satire et d’humour noir.
« Jean Chabloz m’a assuré qu’on trouverait le metteur en scène idéal pour donner corps à mon scénario. Je lui ai demandé s’il avait des noms en tête, il a effectivement quelques idées mais préfère ne rien en dire pour l’instant. Il laisse mûrir. Et surtout ne veut pas me donner de fausse joie. Mais je sens que ses pistes l’excitent. Son silence éloquent donne libre cours à mes fantasmes et je me prends à rêver d’un Arnaud Desplechin, d’un Leos Carax, d’une Rebecca Zlotowski, d’un Olivier Assayas, d’une Maïwenn, ou pourquoi pas d’un Louis Garrel lui-même, il a prouvé à maintes reprises qu’il n’a aucun mal à être à la fois devant et derrière la caméra, son parcours de réalisateur est plutôt un sans-faute. L’idée m’a traversé un temps de réaliser moi-même mon film, idée aussitôt abandonnée. Je ne m’en sens pas les épaules. »
Voici un extrait de Journal d’un scénario de Fabrice Caro
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