Créance de sang
- Titre original : Blood Work (Little, Brown, 1998)
- Auteur : Michael Connelly, traduit de l’anglais (États-Unis) par Robert Pépin
- Édition française : Seuil, collection « Seuil policiers », 1999, 461 pages (rééditions en poche chez Points, puis au Livre de Poche en 2017)
- Genre : thriller, roman policier américain
- Série : premier roman avec Terry McCaleb, septième roman de Michael Connelly
- Adaptation : Créance de sang, film de Clint Eastwood (2002)
Une affaire de cœur
Un retraité du FBI reprend une enquête laissée en suspens après avoir appris que le cœur qu’on vient de lui greffer appartenait à une femme lâchement assassinée lors d’un braquage. Fort de son expérience, il retrouve la piste d’un tueur évidemment implacable.
Le coeur de l’intrigue
Terry McCaleb, agent du FBI spécialisé dans la traque des tueurs en série, s’est mis à la retraite suite à de graves problèmes cardiaques. Armé d’un cœur neuf, il se remet doucement de l’opération en retapant le vieux bateau légué par son père, quand une femme vient lui demander de reprendre l’enquête sur l’assassinat de sa sœur, abattue lors d’un sordide braquage de supérette. L’enquête est au point mort et la police semble avoir abandonné. Il refuse, mais se ravise lorsqu’il apprend que le cœur qui bat à présent dans sa poitrine est celui de la victime.
Pour son septième livre, Michael Connelly abandonne son héros récurrent, Harry Bosch, au profit de McCaleb chez qui on retrouve pourtant la même conception de la traque : la solution se cache dans les détails, tout est dans le dossier et l’enquête ne doit jamais ralentir, ne jamais cesser de mettre au jour des éléments nouveaux, sous peine de caler… et d’assommer le lecteur. Connelly écrit à l’américaine (au vu de sa nationalité, on ne lui reprochera pas) : il faut que ça avance. Dans cette mécanique bien huilée, c’est la page d’après qui compte. Si le lecteur la tourne, c’est que le livre est bon.
Pourquoi moi ?
Je suis en train d’enchaîner la série des aventures de Harry Bosch. Ça avait commencé de travers, avec une blonde dans le béton, alors que chronologiquement parlant, j’aurais dû visiter les égouts de Los Angeles avant. Bon peu importe j’ai réussi à recoller les morceaux ; l’auteur est gentil, il vous explique ce que vous avez raté mais que vous avez besoin de connaître.
Tout de même, parfois je me pose des questions sur ce qui me pousse à enchaîner les polars du monsieur comme ça : Si j’ai beaucoup aimé le poète (dans lequel Bosch est absent), Le dernier coyote, et L’Envol des anges (une tuerie dans tous les sens du terme), parfois c’est moins bon. Le Cadavre dans la Rolls ou L’Oiseau des ténèbres m’ont un peu moins emballé. Pourtant j’y retourne… Je dois être accro…
Bon ok, mais il est bon ce livre ?
Même si ces créances de sang offrent de bons moments, Connelly a fait mieux. L’intrigue, à l’image de son héros diminué par sa greffe, s’essouffle un peu vite. Le livre souffre aussi de quelques tournures un peu lourdes. Après avoir découvert Connelly traduit par Jean Esch (le poète, les égouts de Los Angeles) il semble que la lecture était plus fluide. Pour en être sûr il faudrait que j’en relise au moins un, mais je n’ai pas envie. Je sais que c’est le colonel Moutarde qui a fait le coup… on restera sur un doute.
Questions sur Créance de sang
Faut-il avoir lu les Harry Bosch avant Créance de sang ?
Non. Créance de sang se lit seul : c’est le premier roman avec Terry McCaleb, et Harry Bosch n’y apparaît pas. L’intrigue est bouclée à la fin du livre. Les liens avec l’univers de Bosch ne viennent qu’avec les romans suivants de Michael Connelly.
Où retrouve-t-on Terry McCaleb ensuite ?
Dans L’Oiseau des ténèbres (A Darkness More Than Night, 2000), où McCaleb croise Harry Bosch. Puis dans Los Angeles River (The Narrows, 2004), où sa veuve demande à Bosch d’enquêter sur sa mort.
Créance de sang a-t-il été adapté au cinéma ?
Oui. Clint Eastwood a réalisé Créance de sang (Blood Work) en 2002 et y joue Terry McCaleb, aux côtés de Jeff Daniels et d’Anjelica Huston. Le scénario est signé Brian Helgeland. Le film est sorti en France le 23 octobre 2002.
Dans quel ordre lire Michael Connelly ?
Les romans se lisent de préférence dans l’ordre de parution, car les personnages vieillissent et se croisent d’un livre à l’autre. Le guide lire Michael Connelly dans l’ordre donne la liste complète des cycles Bosch, Haller, Ballard et McCaleb.
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